23 mai 2023 dans Uncategorized

Confiance et estime de soi : comment les retrouver et les relier ?

 

Confiance en soi et estime de soi

« Habituellement, la confiance en soi n’a été pour eux qu’une expérience éphémère, non pas un sentiment que l’on acquiert à travers un processus de croissance, de maturité, d’expérience, d’épreuve de réalité. Cela veut dire qu’un individu ayant normalement confiance en lui prend une expérience malheureuse ou stupide comme une chose en soi et régit à celle-ci en tant que telle. Alors qu’un individu de notre groupe l’interprète : il la voit comme signifiant qu’il n’a aucune chance ou qu’il est complètement stupide et dévalorise totalement son moi (son estime de soi) ; ou bien, à l’inverse, une expérience réussie l’amène à exulter ou à développer une estime de soi exagérée. Ces individus ont une réaction du type « tout ou rien ». »[1]

 

Qu’est-ce qui différencie la notion de confiance en soi et celle d’estime de soi ?

Et comment ces deux notions se conjuguent pour apporter une position sécure aux personnes dans l’approche de leur environnement ?

L’auteur Jean Garnot dans son article « La confiance en soi » la désigne comme « une évaluation réaliste et ponctuelle qu’on a des ressources nécessaires pour affronter une situation particulière ». Ce n’est donc pas un sentiment permanent, même s’il est sécurisant. Vous possédez la confiance en soi nécessaire pour affronter une situation précise. »[2] La confiance en soi est donc la capacité que l’on s’attribue ponctuellement de pouvoir répondre de façon adaptée à une situation nouvelle. Elle suppose donc que l’on soit au minimum informé et persuadé de ses qualités et de ses défauts afin de pouvoir adapter nos ressources à la résolution du problème soumis. Cette capacité est donc remise en question à chaque nouvelle situation et, même si elle développe au fur et à mesure une connaissance de soi affinée, permettent de se positionner plus rapidement sur ses capacités de résolution permanente, elle n’est pas pour autant un sentiment établi sur notre Moi qui peut nous amener à voir notre valeur, à nos yeux et ceux des autres.

« En termes simples, la différence entre l’estime de soi et la confiance en soi réside dans le ressenti et l’action. L’estime de soi s’apparente davantage à un sentiment, alors que la confiance en soi implique plus que cela. Elle suppose des actions. »[3]

Ce que nous aurions dû ou pu apprendre dans notre enfance, dans un environnement bienveillant n’a pas été inculqué ou pas de la bonne façon ? Nous partons avec du retard et des difficultés ? Oui, cela peut être vrai et ne doit en rien être renié par une partie ou l’autre dans un manque d’empathie flagrant mais cela ne doit en rien nous laisser penser que nous ne pouvons plus rien y faire, que nous sommes condamnés à ne jamais pouvoir agir comme nous le souhaitons. Ce que nous n’avons pas appris enfant ne nous rend pas inférieur adulte, notre liberté d’action et de pensée n’a pas disparu.

Notre passé ne nous définit en rien ; ni nous ni notre avenir. Nous ne sommes pas déterminés mais il nous faut maintenant agir, ce qui peut nous faire croire que les autres, ceux qui vont bien, n’ont pas ou plus à le faire. Hors nous l’avons vu précédemment, eux aussi doivent se remettre en cause  pour continuer de se sentir sécure et serein.

 

Comment agir alors ?

« Le passé nous lègue doutes et fragilités. Le présent peut les réparer, parfois même les guérir. A condition que nous vivions, réellement. Vivre, c’est agir, se découvrir, se révéler, prendre des risques…Se laisser aller, lâcher prise sans vouloir à tout instant contrôler et maitriser son image. »[4]

Vivre est une expérience stressante, traumatisante diraient certains… Il faut faire des choix, s’adapter constamment à ce qui se passe, savoir si l’on a fait les bons choix, réparer ses erreurs sinon ; et tout cela en cherchant à s’accepter et avoir un sentiment de fierté, non mal placé, mais sur le genre de bonnes personnes que nous sommes ou voudrions être. Agissons donc en ce sens et apprenons le respect de soi !

 C’est en ce sens que le travail psychothérapeutique : la connaissance du « pourquoi » dans un premier temps pour les personnes qui le souhaite, puis, et surtout, la question du « comment » nous avons envie de faire, prend toute sa dimension et doit à mon avis se mettre en place, ce que nous ferons ensemble.

 

 

[1] https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2011-2-page-331.htm

[2] https://www.penser-et-agir.fr/difference-entre-lestime-de-soi-confiance-soi

[3] https://www.penser-et-agir.fr/difference-entre-lestime-de-soi-confiance-soi

[4] Petit traité de l’estime de soi, imparfaits, libres et heureux, pratiques de l’estime de soi, C. ANDRE, édition Odile Jacob, 2006




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